QUAND LES TOITS SE TRANSFORMENT EN BASSE-COUR
Un phénomène pour le moins insolite prend de l’ampleur à Tétouan - et vraisemblablement ailleurs : l’élevage de volailles sur les toits des habitations. Bien que cette pratique puisse paraître anodine ou folklorique à première vue, elle soulève aujourd’hui de sérieuses interrogations sur ses répercussions sanitaires, environnementales et sociales.
En l’absence apparente d’un cadre réglementaire clair, de nombreux habitants transforment les terrasses de leurs immeubles en véritables poulaillers urbains. Le vacarme matinal et vespéral provoqué par les coqs – dont les cocoricos résonnent dans toute la ville – devient une source de nuisance sonore constante pour les riverains. À cela s’ajoutent les risques sanitaires liés à l’accumulation de déchets organiques, aux mauvaises odeurs, à la prolifération d’insectes, et aux maladies potentiellement transmissibles.
Cette situation étonne lorsque celà se déroule au cœur de Tétouan, capitale estivale du Royaume, censée incarner l’élégance urbaine et le rayonnement culturel du Nord du Maroc.
Face à cette réalité, une question se pose : les autorités locales, en particulier les conseils communaux comptent-elles intervenir pour encadrer ou interdire cette pratique ? Est-il tolérable qu’une ville comme Tétouan au riche patrimoine architectural et historique et à ce que nos villes en général - à la veille du Mondial 2030 - donnent l’impression de se ruraliser jusque sur ses toits ?
Il est urgent que des mesures soient prises, non seulement pour préserver le cadre de vie des citoyens, mais aussi pour clarifier, par voie réglementaire, ce qui est permis ou interdit dans ce domaine.

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