GOUVERNEMENT - ENSEIGNANTS : TROIS MOIS DE DIALOGUE STÉRILE !
La crise de l'enseignement sans précédent au Maroc dure encore après trois mois de dialogue stérile et sans issue ! Dialogue stérile tant que les professeurs n'ont pas regagné les classes et les élèves n'ont pas repris leurs cours ! Une crise qui présage une année blanche si le gouvernement n'arrive pas à intervenir positivement et d'urgence en répondant aux revendications justes et légales des enseignants !
Mais notre gouvernement, en dressant son bilan 2023 à deux semaines avant l'expiration de l'année, semble dire au peuple que "Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes" (Voltaire ) ! Il a oublié de citer ou de faire allusion à la grogne sociale, à savoir la grève des enseignants et les établissements scolaires paralysés depuis des mois ! Dossier encore non réglé des décennies ! Indifférence et fuite en avant ! Impacts néfastes pour le pays sur tous les plans socio-économique, politique et culturel, sans parler de l'image du Pays à l'échelon international. Tout cela, malheureusement, pour paraître l'Enfant docile du FMI ! C’est dire que la souveraineté nationale est hypothéquée par cet "ami qui [nous] veut du mal" (pour paraphraser Jean Tosti, Attac France, 2009 ) !
Par ailleurs, soulignons que les Coordinations nationales des enseignants (CNE) rejettent absolument les résultats du nouvel statut dit unifié des fonctionnaires de tutelle ratifié le 26 décembre 2023 par le ministère de tutelle et les cinq syndicats de l'éducation dit les plus représentatifs. Mais le corps professoral demeure marginalisé et non concerné par le dit accord ! Aussi décide-t-il d'appeler, via ses CNE, à la poursuite de ses luttes justes et légales, d'où un nouveau débrayage en vue dans le secteur ... Celui-ci est toujours en panne depuis trois mois !
De là, il s’avère que le gouvernement manque de sagesse pour contourner la crise et, pire, poursuit son escalade et son arrogance faisant fi de l'intérêt public du pays et des citoyens. Aussi l'opinion publique, les parents et tuteurs d'élèves se demandent-ils jusqu'où allait durer ce bras de fer Gouvernement - Enseignants ?
Enfin, tout le monde s’accorde sur l’échec cuisant des responsables de tutelle incapables a gérer un secteur vital et de grande importance, en l'occurrence celui de l'Éducation nationale, considéré ailleurs comme pilier de tout développement durable.
27/12/2023

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