RÉSUMÉ DE THÈSE : TOURISME ET DÉVELOPPEMENT
RÉSUMÉ DE THÈSE : TOURISME ET DÉVELOPPEMENT (1)
Dr. Ali GHOUDANE
« Le tourisme, outre qu’il constitue une activité économique de grande importance, représente une culture et un art de communication avec l’autre ». - (S.M. Le Roi Mohamed VI, Marrakech, 2001)
INTRODUCTION
L’étude
du tourisme est d’actualité et elle est importante. Le tourisme constitue un
nouveau défi dans le processus de transformation des sociétés contemporaines
dans la voie de la mondialisation et de la globalisation. C’est un phénomène
qui s’était développé sous l’impulsion d’un puissant appareil de promotion
touristique qui avait reçu l’appui des plus hautes instances
internationales : L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le FMI, Les
Nations Unies, la Banque mondiale, l’Unesco, etc. Sa diffusion était (et l’est
encore) souhaitée pour des raisons qui sont avant tout d’ordre économique.
Le
Maroc, pays en voie de développement (PVD) fut parmi les premiers à s’être
engagé dans la stratégie de la promotion touristique.
Notre
thèse est approximation sociologique au tourisme en tant que phénomène social
du monde actuel et considéré comme priorité socio-économique pour ses impacts
pouvant œuvrer au développement durable d’un pays ou d’une région.
En
fait, le phénomène touristique est particulièrement difficile à
appréhender : le tourisme est un secteur multidisciplinaire où
s’entrecroisent diverses sciences telles la géographie, la sociologie,
l’économie ou l’écologie (P. Py, 1996).
La
problématique consiste à savoir comment faire du tourisme la locomotive du
développement durable de Tétouan et comment nos touristes la jugent lors de
leur séjour et ce à travers nos enquêtes sociologiques auprès de ces
visiteurs ; enquêtes effectuées en 2000 et 2002 et pendant des périodes
différentes : la basse et haute saison.
Notre
objectif consiste également en l’approche des comportements et motivations de
nos hôtes à Tétouan et sa région. De plus, nous avions essayé de proposer un
certain nombre d’actions à entreprendre pour concrétiser les mesures et
propositions de Marrakech 2001 et d’améliorer l’image du produit touristique du
Nord et, par conséquent, réactiver cette activité à imposer comme alternative
aux activités informelles prédominantes, soit le fameux triangle
infernal : contrebande, migration clandestine et la culture du cannabis
(F. Zaïm, 1997) régnant et rongeant l’économie régionale et nationale.
Il
n’y a pas de doutes que le littoral tétouanais, aire de notre étude, est la
station touristique de grande importance et la plus connue au niveau national,
mais qui présente plusieurs points faibles considérés comme source de sa crise
chronique : la concentration de l’activité seulement durant les mois de
juillet et août (haute saison) et presque abandonne le reste de l’année (baisse
saison). S’ajoute à cela la faiblesse de son infrastructure de base, une
urbanisation anarchique et un environnement non contrôlé, dégradé ou en voie de
dégradation. Toutefois, de telles faiblesses sont surmontables et peuvent
inciter les responsables à agir et à prendre des mesures adéquates. Il suffit
d’un peu de volonté et d’amour à cette région riche de potentialités touristiques
non ou mal exploitées et considérée comme pont entre L’Afrique et L’Europe.
En ce
qui concerne la structure de notre étude, la Première Partie traite des
« Niveaux empirique, théorique et méthodologique », la Seconde Partie
traite de « La situation géophysique, historique, socio-économique et la
politique touristique au Maroc » et, enfin, la Troisième Partie traite
« Tétouan et le Tourisme ». Celle-ci se base sur notre investigation
de terrain quant aux comportements, motivations, attentes et opinions sur un
certain nombre d’éléments et services offerts aux visiteurs de Tétouan et,
enfin, les perspectives d’avenir..
Notre
recherche se justifie par la nécessité d’analyser le secteur touristique à
Tétouan et de penser en termes réels, sans réminiscences pour éviter que se
répètent des politiques « utopiques » et que notre patrimoine
socioculturel et nos villes impériales continuent à être ensevelies ou à
s’effondrer par morceaux en silence.
Dans
le présent article, nous allons essayer de donner une idée succincte sur notre
étude à travers quelques axes qui nous ont parus essentiels ou qui peuvent
susciter un débat parmi nos lecteurs
1) LES NIVEAUX EMPIRIQUE, THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE
Le
tourisme est un phénomène social qui consiste dans le déplacement volontaire et
temporel des individus ou groupes de personnes qui, fondamentalement, pour
motifs de récréation, repos, culture ou santé ; se déplaçant du lieu de
leur résidence habituelle à un autre où elles n’exercent aucune activité
lucrative ni rémunérée engendrant diverses interactions d’importance sociale,
économique et culturelle (Oscar de la Torre Padilla, 1985 :19).
Sa
complexité pluridisciplinaire trouve son origine dans les divergences entre
chercheurs et professionnels quand il s’agit de définir, à l’intérieur de la
discipline sociologique, concepts et variables. De là, la nécessité du niveau
empirique, théorique et méthodologique du phénomène touristique pour mieux
situer notre approximation.
Au
niveau empirique (Chapitre I), se présentent les chiffres qui quantifient
l’activité touristique dans le monde et au Maroc, ainsi que les pronostics
futurs d’un pont de vue qualitatif et quantitatif : flux touristiques,
recettes, variables qui influent sur l’évolution du secteur, tendances futures
et facteurs de risque tels certains conflits internationaux ou attentas
terroristes.
Les
niveaux théoriques et méthodologiques (Chapitre II) constituent la plate-forme
sur laquelle nous avons construit notre thèse. Au niveau théorique, nous avons
éclaircis et définis un certain nombre de concepts, mots-clefs et définitions
des différents types de tourisme, etc. Finalement, le niveau méthodologique
avait pour but fondamental l’orientation de notre étude et la technique
employée pour l’élaboration du travail et la collecte des données
(questionnaire, entretiens, documentation), ainsi que les difficultés et
obstacles rencontrés durant notre investigation.
2) LA POLITIQUE TOURISTIQUE AU MAROC
Si on
considère le mot « politique » dans son acception d’art
d’emmener une affaire pour atteindre une fin déterminée, ou « habilité
pour réaliser un projet », nous entendons par politique touristique
l »ensemble des activités et stratégies qu’une collectivité organisée
adopte devant le phénomène touristique.
En
raison de sa complexité dérivée de son interdépendance avec d’autres activités
socio-économiques, le tourisme se trouve influencé par tous les principes
qu’inspirent la réglementation juridique d’un pays, ainsi que par les mesures
adoptées par les pouvoirs publics, ce qui peut répercuter positivement ou
négativement sur le développement de cette activité.
La
politique touristique, selon Oscar de la Torre Padilla ‘1980), est le produit
de la politique général d’un pays et elle est toujours soumise aux raisons
d’ordre public. De là, l’engagement de l’Etat au tourisme est décisive et son
attitude face à ce phénomène pourra déterminer sa promotion ou sa restriction
et jusqu’à son extension.
La
seconde partie de notre étude aborde la politique nationale et régionale à
travers la succession des divers plans sectoriels, particulièrement celui de
2000-2004 et en même temps la volonté politique du Maroc à partir du
Premier Congrès National du Tourisme tenu à Marrakech sous le Haut Patronage de
S.M. Mohamed VI en janvier 2001. Celui-ci devait aboutir au Contrat Programme
2001-2010 et son application signée en présence du Souverain entre l’Etat et
les Représentants des professionnels du tourisme au Maroc et prévoyant, outre
la réhabilitation de l’infrastructure touristique existante et la création de
nouveaux centres, atteindre dix millions de touristes internationaux à
l’horizon de 2010 –soit la moitié de ce que prévoyait le célèbre Master Plan
Touristique du Maroc (1975) il y a plus d’un quart de siècle !
Enfin,
il a été question dans cette seconde partie de la situation géophysique,
historique et socio-économique du pays en général et de Tétouan en particulier,
aire de notre étude (Chapitres III et IV).
3) TETOUAN ET LE TOURISME
La
troisième Partie de notre étude traite le produit touristique de Tétouan
(Chapitre V), l’enquête sociologique sur le tourisme à Tétouan en 2002[2] (Chapitre VI) et enfin
le futur du tourisme à Tétouan et au Maroc en général (Chapitre VII).
3.1-
Le produit touristique tétouanais
Considérée
dans les années soixante et soixante-dix comme première station balnéaire du
Royaume, le Nord en général et Tétouan en particulier devaient sombrer dans une
situation désastreuse à tel point que nous pourrons qualifier cette zone de
sinistrée en matière de tourisme –et c’est ce que reflètent les chiffres
officiels[3] en ce qui concerne la
situation par région et par villes du pays.
Le
produit touristique est une combinaison d’éléments hétéroclites : des
services (logement, restaurants, transport et services annexes, notamment de
loisir), des objets culturels (les patrimoines culturel, artistique, le
folklore, les fêtes), des particularités géographiques (les sites, les
paysages) et beaucoup d’éléments moins palpables tels que l’hospitalité,
l’ambiance, les curiosités ethniques, les mœurs, etc. Ces différents éléments
sont amalgamés dans un « produit qui est en somme un paquet de services et
d’images séduisants » (Marie-Françoise Lanfant, 1980).
En
fait, le produit touristique tétouanais est riche et diversifié –et même
complémentaire si on le traite dans le cadre de la Région Tanger Tétouan, mais
souffre d’un certain nombre de faiblesses quant à sa promotion et sa
commercialisation.
3.2-
L’enquête sociologique 2002 : Pourquoi visite-t-on Tétouan ?
Cette
investigation descriptive consiste en la réalisation de ce que fut appliqué à
Grenade (Latiesa 2000) pour qualifier le tourisme à Tétouan et sa région et
d’une manière saisonnière : la baisse saison allant de janvier à avril et
la haute saison de juin à septembre 2002 et en vue de connaître la variation
des caractéristiques du touriste en visite à Tétouan durant les différentes
époques de l’année. L’échantillon englobe une population majeure de plus 18 ans
et qui ne réside pas habituellement à Tétouan, qu’elle soit de nationalité
marocaine ou étrangère, et ce fut 608 en quêtés en total.
L’objectif
général consiste à analyser la demande au moyen des deux applications d’enquête
par questionnaire (établi en Français et Espagnol) en vue d’améliorer la
gestion des visiteurs. Ont été analysées les caractéristiques
sociodémographiques (sexe, age, situation de famille, profession, études,
etc.), leurs motivations et les aspects d’attraction à l’origine du déplacement
à cette région, l’organisation du voyage (en famille, seul, groupe), la durée
et, enfin, une évaluation de la visite.
Notre
échantillon se répartit comme suit :
* Les Marocains venant de l’intérieur et des autres régions
du pays : 72 pour la basse saison (BS) et 222 pour la haute saison
(HS) ;
* Les Marocains venant des autres villes du Nord : 46 BS et 60 HS ;
* Les Marocains Résidents à l’Etranger (MRE) : 58 HS et enfin
* Les
Etrangers : 86 BS et 64 HS :
|
Provenence |
BS |
% |
HS |
% |
Total |
% |
|
Intérieur Pays |
72 |
35,2 |
222 |
54,9 |
294 |
48,3 |
|
Nord Pays |
46 |
22,5 |
60 |
14,8 |
106 |
17,5 |
|
RME |
- |
- |
58 |
14,3 |
58 |
9,5 |
|
Etrangers |
86 |
42,3 |
64 |
15,8 |
150 |
24,6 |
|
Total |
204 |
100 |
404 |
100 |
608 |
100 |
Source : Enquête sociologique sur le tourisme à
Tétouan, G. Ali 2002.
En ce qui concerne la répartition de nos hôtes selon l’âge et le sexe, nous avons noté que les étrangers voyagent et profitent de leur temps libre encore jeunes (25,3 ans en moyenne), alors que les nationaux qui se permettent de se déplacer et de profiter de leur temps libre ont plus de 30 ans (35,3 ans en moyenne)
Les femmes étrangères (53,5 %) voyagent plus que leurs consœurs marocaines (34,5 %) et cela révèle le statut social et économique acquis par la femme dans chacune des cultures et dans certains pays occidentaux.
Pour
ce qui est de la situation familiale, l’enquête révèle que les célibataires
étrangers voyagent plus que nos célibataires marocains et cela s’explique par
le niveau de vie et les droits socio-économiques accordés pour les uns et les
autres.
En ce
qui concerne la profession et le niveau d’études des enquêtés nationaux, l’on
note la prédominance des professions libérales (47 %), suivis par les
fonctionnaires (23,7 %) et les chômeurs ou sans travail (20,3 %). Les étudiants
représentent 7,5 % de notre échantillon et les retraités seulement 1,5 % ;
l’on note également la prédominance des niveaux scolaires du secondaire (30,5
%) et du supérieur (29,9 %).
Pour
ce qui est des étrangers, il y a prédominance du niveau d’études supérieur
(67,0 %) et secteur libéral (33,5 %) ; et c’est ce que nous allons résumer
dans les deux tableaux ci-dessous :
Répartition
selon la variable “profession” :
|
Profession |
Nationalités (%) |
Etrangers (%) |
||||
|
BS |
HS |
Moyenne |
BS |
HS |
Moyenne |
|
|
Chômeurs |
25,4 |
15,2 |
20,3 |
2,3 |
3,1 |
2,7 |
|
Proféssions
libérales et employés |
51,0 |
43,0 |
47,0 |
42,0 |
25,0 |
33,5 |
|
Fonctionnaires |
18,6 |
28,8 |
23,7 |
23,2 |
9,8 |
16,5 |
|
Estudiantes |
5,0 |
10,0 |
7,5 |
9,3 |
53,1 |
31,2 |
|
Retraités |
- |
3,0 |
1,5 |
23,2 |
9,0 |
16,1 |
Répartition
selon la variable “études” ou niveau culturel :
|
Etudes |
Nationalités (%) |
Etrangers (%) |
||||
|
BS |
HS |
Moyeenne |
BS |
HS |
Moyenne |
|
|
Sans niveau |
18,6 |
6,4 |
12,5 |
- |
- |
- |
|
M’sid |
12,0 |
3,0 |
7,5 |
- |
- |
- |
|
Elementaire |
20,3 |
17,0 |
18,6 |
6,9 |
- |
3,0 |
|
Secondaire |
25,5 |
35,5 |
30,5 |
25,5 |
9,5 |
17,0 |
|
Supérieur |
22,0 |
37,6 |
29,9 |
44,5 |
87,5 |
67,0 |
|
Professionnel |
1,6 |
0,5 |
1,0 |
23,1 |
3,0 |
13,0 |
On
note également les possibilités offertes pour les étudiants et retraités
étrangers qui bénéficient de leur droit au loisir et au tourisme (tourisme 3e âge,
contrairement au vécu quotidien de nos retraités voués aux jeux de cartes ou
domino ou isolés de la société une fois mis en retraite !).
Par ailleurs, face à l’absence de la publicité et de la promotion du produit touristique national en général et celui du Nord en particulier, qu’est-ce qui pousse des milliers de personnes à visiter La Colombe Blanche, Tétouan ?
Pour avoir une idée sur les attraits de cette ville, nous avons posé les
questions : « Qu’est-ce qui vous attire le plus pour visiter
Tétouan ? Quels sont les monuments ou sites visités ou considérés comme
intéressants à visiter ? »
A cette question, les réponses varient d’une catégorie à l’autre et selon les nationalités ;
- lesnationaux choisissent en premier lieu Fnideq (76,8 % en moyenne, suivi de la Médina (72,3 %) et de Martil (65,5 %).
- les étrangers choisissent en premier la Médina (93,7 %), suivie des portes et murailles historiques (65,6 %) et de Martil (46,8 %).
Cela
justifie la préférence que font les étrangers pour la découverte du patrimoine
culturel en général et donc une tendance pour le tourisme culturel. Par contre,
les nationaux sont davantage attirés par les paysages (plages) et surtout par
les souks (Fnideq, Bab Nouader, etc.) où sont exposés des produits de
contrebande introduits de Ceuta, ville marocaine toujours sous occupation
espagnole.
D’autres
variables ont été étudiées : le transport, le logement, la restauration et
l’animation. Également, ont été étudiés l’organisation et la forme du voyage,
prix et dépenses touristiques et les incidents et/ou accidents vécus par nos
enquêtés. Nous allons nous intéresser ici aux prix et dépenses et enfin,
l’évaluation et opinions sur la visite à Tétouan.
a) Les prix et dépenses
La
progression de la part des dépenses touristiques dans les zones géographiques
très développées laisse apparaître une différence entre les pays pauvres et les
pays riches. Ceux-ci s’emparent des 2/3 des recettes touristiques mondiales.
Ainsi la variance des dépenses touristiques ne profitent pas vraiment au
Tiers-monde : s’impose une connotation fondamentale qui révèle que la
grande partie des flux touristiques s’effectue entre les pays développés,
c'est-à-dire Centre marginalisant ainsi les pays de la Périphérie les moins
développés.
En
général, nos enquêtés jugent que le niveau de vie à Tétouan est moyen :
|
Nationalité/Niveau
de vie (%) |
Très élevé |
Elevé |
Moyen |
Bas |
|
Nationaux + MRE |
42,0 |
28,0 |
29,5 |
0,5 |
|
Etrangers |
3,4 |
17,0 |
69,3 |
10,3 |
|
Moyenne |
22,7 |
22,5 |
49,4 |
5,4 |
En ce
qui concerne les dépenses par personne et par jour, celles-ci se situent aux
environs de 500 Dhs en moyenne, mais il y a des catégories qui dépassent les
mille dirhams par jour et par personne et d’autres qui ne dépassent pas les 100
Dhs
|
Nationalité/Dépenses
(%) |
- 100 |
101-200 |
201-500 |
501-1000 |
+ 1000 |
|
Nationaux (I) |
17,2 |
24,1 |
41,2 |
9,7 |
7,8 |
|
MRE (II) |
3,5 |
13,7 |
53,2 |
24,1 |
5,5 |
|
(I) + (II) |
10,3 |
18,9 |
47,1 |
16,9 |
6,6 |
|
Etrangers |
28,1 |
18,7 |
46,8 |
3,1 |
3,1 |
|
Moyenne |
19,2 |
18,8 |
46,9 |
10,0 |
4,8 |
S’agissant
des dépenses, faites par nos enquêtés nationaux, en particulier la tranche de +
1000 Dh/jour/personne, il s’agit là d’une qui fait des achats de produits de
contrebande estimes, disent certains, jusqu’à plus de 20.000 Dhs par
famille ! Ceux-ci, ajoutent d’autres, choisissent le camping, se
contentent de manger n’importe quoi sans se soucier de leur santé ni de la des
leurs pourvu qu’ils regagnent leurs villes de départ avec des
sacs de plastique pleins d’habits et produits « Made in Spain ou in
China… » et des coffres de voitures pleins de pneumatiques, Ariel,
champoings et appareils électroménagers, etc.
b) L’évaluation et les opinions sur la visite
La
satisfaction du consommateur s’examine comme résultat d’une expérience et la
comparaison entre ce qu’on attendait de la visite et ce qui est réellement vécu
durant cette même expérience.
L’évaluation
de la visite par les visiteurs enquêtés montre que leurs attentes, tant pour
les nationaux que pour les étrangers, n’ont pas été satisfaites. Aussi
conteste-on, en ce qui concerne les nationaux, les comportements et les
attitudes de certains autochtones ou ce qu’on a appelé « phénomène
dakhilia » qui demeure à l’origine de l’incompréhension et de la non
communication, héritage du colonialisme et d’autres facteurs à savoir ceux
ayant contribué à la marginalisation dont fut victime le Nord du Royaume.
Également
ont été contestés les services chargés de l’information touristique (46,4 % des
nationaux et 68,7 % des étrangers), de l’hygiène et de la propreté de la ville
(64,7 % des nationaux et 62,5 % des étrangers), etc.
Nos
enquêtés ont été consulté sur d’éventuels incidents ou accidents dont ils
auraient été victimes : la majorité a répondu ne pas avoir été sujet à
aucun incident ou accident et qu’on compte revenir encore une fois à
Tétouan (70 % en moyenne) en dépit de certains éléments ayant été
contesté et qui devaient inciter les responsables à agir pour améliorer la
qualité des services et, par conséquent, améliorer l’image de la destination
Nord de la part et des nationaux et des étrangers.
3.3-
La saisonnalité de l’activité touristique, un handicap à surmonter
Les
impacts économiques du tourisme sont souvent difficiles à appréhender et à
préciser particulièrement au niveau régional. Certes, le Maroc considère le
secteur du tourisme comme clef de son économie nationale : en l’an 2000,
ce secteur représente 7,8 % du PIB, environ de 12,5 % des recettes de la
balance des paiements et 15,4 % des recettes courantes, soit 21,1 Md Dhs. De
plus, cette activité est considérée comme le principal pourvoyeur d’emplois
dans le pays et donc comme panacée au chômage en générant 628.000 emplois
directs et indirects (Ministère du Tourisme, 2001).
Au
niveau de la province de Tétouan et selon les données disponibles (Délégation
du Tourisme à Tétouan, 2002) quant à l’enquête relative à l’emploi, le secteur
touristique provincial emploie quelques 1.130 personnes réparties en 847
personnes permanentes et 283 temporelles dans les hôtels dits classés,
certaines agences de voyages, restaurants et transport.
L’emploi
dans les hôtels classés à Tétouan :
|
Categorie |
Qualification* |
Effectifs** |
||||||
|
ISIT |
EH |
CFP |
FAC |
Sec |
Sin |
Per. |
Est. |
|
|
5 * |
5 |
5 |
13 |
5 |
6 |
41 |
75 |
- |
|
4 * |
1 |
3 |
3 |
7 |
72 |
36 |
132 |
103 |
|
3 * |
1 |
5 |
14 |
5 |
22 |
27 |
184 |
88 |
|
2 * |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
22 |
11 |
|
1 * |
- |
- |
1 |
4 |
2 |
4 |
35 |
16 |
|
V.V.T. 1era G. |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
313 |
- |
|
V.V.T. 3da G. |
- |
- |
- |
1 |
30 |
81 |
18 |
94 |
|
Total |
7 |
13 |
37 |
23 |
132 |
189 |
1.092 |
312 |
|
|
Selon
le SDAULTT, 1993 :62, les emplois touristiques atteignent 10 % de la
population occupée. Toutefois, rappelons qu’il s’agit de chiffres partiels à
cause de la non coordination des professionnels avec l’administration de
tutelle régionale en ce qui concerne l’élaboration des statistiques et bilans
détaillés reflétant la situation du secteur avec ses ponts forts à promouvoir
et les points faibles à corriger et à surmonter pour rentabiliser davantage
cette activité et améliorer l’image du produit touristique local.
Encore
une fois, nous réitérons le point de la non professionnalisation et de la non
spécialisation professionnelle (comme il nous a été souligné par les
responsables du secteur au niveau de la Délégation du Tourisme) en particulier
en matière de restauration qui nécessite davantage de spécialisation vue sa
relation directe avec la santé du client et son besoin primaire, celui de se
nourrir.
Par
ailleurs, un ensemble d’indicateurs négatifs reflètent la non préoccupation des
entrepreneurs touristiques ; indicateurs favorisés par la saisonnalité
influant automatiquement sur la rentabilité des entreprises touristiques et
para touristique à cause de la fluctuation sur la demande durant l’année
atteignant son maximum entre les mois de juillet à septembre.
La
saisonnalité se manifeste particulièrement au niveau des taux d’occupation
(T.O), des nuitées hôtelières et l’emploi et constitue l’handicap majeur
pour l’activité touristique quant au degré de sa rentabilité et aux effets
multiplicateurs sur l’ensemble des autres secteurs économiques aux niveaux
provincial et régional.
T.O.
dans les hôtels classés à Tétouan : 1997-2002 :
|
Años/Meses |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
|
Enero |
7,18 |
3,2 |
6,88 |
10,28 |
12,48 |
15,50 |
|
Febrero |
9,09 |
7,67 |
14,71 |
12 |
12,6 |
12,89 |
|
Marzo |
15,64 |
8,47 |
15,32 |
15,32 |
18,1 |
17,00 |
|
Abril |
18,92 |
10,34 |
20 |
30 |
19 |
17,10 |
|
Mayo |
26,95 |
13,78 |
15 |
20 |
26 |
20,20 |
|
Junio |
25,17 |
22,21 |
36,6 |
60 |
41,22 |
31,66 |
|
Julio |
37,26 |
39,58 |
50 |
45 |
50,38 |
46,18 |
|
Agosto |
70,32 |
70,09 |
74 |
67 |
72,52 |
63,83 |
|
Septiembre |
30,03 |
28,98 |
36 |
33 |
38,74 |
36,44 |
|
Octubre |
22,47 |
21,15 |
18 |
14 |
14 |
17,48 |
|
Noviembre |
17,91 |
20,66 |
15,12 |
13,64 |
9,17 |
11,63 |
|
Diciembre |
17,32 |
15,46 |
7,9 |
9,54 |
9,5 |
15,77 |
|
Media |
25,10 |
21,79 |
25,79 |
27,33 |
30,11 |
25,55 |
Source : Délégation du Tourisme à Tétouan, 2002
4) LE FUTUR DU TOURISME A TETOUAN
Le
tourisme à Tétouan est une activité saisonnière ; un tourisme de
passage : la majorité de nos enquêtés étranges déclarent visiter cette
ville pou la première fois et qu’ils envisagent y passer une nuit pour, enfin,
se diriger vers Chaouen, Marrakech et Ouarzazet (le plus souvent) ou d’autres
villes impériales telles Fès et Méknès… Ou comme le démontrent les chiffres et
statistiques recueillies auprès de la Délégation du Tourisme à Tétouan, ou les
jugements et évaluations faites par nos enquêtés quant à la qualité du service
ou la situation de l’infrastructure en général qui laisse désirer, ce secteur
est encore loin d’avoir un impact socioéconomique sur la région et de servir de
locomotive aux autres secteurs économiques et sociaux. Et ce n’est pas un hasard
si cette ville se trouve classée dernière parmi les autres villes du Royaume (Le
Maroc en Chiffres, 2000) avec un T.O. situé entre 25-30 % pour les années
1997-2002 !
S’ajoute
à une infrastructure défaillante, la non professionnalisation et non
spécialisation en matière de tourisme. Un secteur souffrant, outre la
saisonnalité et d’autres handicaps en rapport avec la gestion et marketing du
produit local, la prédominance de la contrebande. Celle-ci vécue comme
phénomène social et comme une amère réalité portant préjudice à notre économie
et, en même temps, s’avère comme une attraction exerçant une grande influence
et sur les locaux la pratiquant comme panacée au chômage et à la pauvreté, et
par les visiteurs, en particulier les nationaux déclarant lors de notre enquête
visiter Tétouan pour ses plages ou ses paysages, mais surtout pour ses
« souks » Bab Nouader ou Fnideq… Ainsi, la contrebande semble
constituer un autre élément « complémentaire » pour le produit
touristique tétouanais ; d’où l’encadré ci-après où nous nous demandons
sur la relation entre tourisme et contrebande à Tétouan[4] s’agit-il d’une
antinomie ou d’une complémentarité entre les deux phénomènes ?
|
TOURISME |
CONTREBANDE |
|
Activité légale |
Activité illégale |
|
Facteur de développement socio-économique |
Hémorragie économique |
|
Générateur de devises |
Fuite de devises |
|
Opte pour la sécurité et la paix |
Insécurité et terrorisme |
|
Amour et échange interculturel |
Haine, vol et corruption |
Source : Enquête sociologique sur le tourisme à
Tétouan, G. Ali, 2000.
En
fait Tétouan n’est pas seulement de la contrebande. Tétouan, c’est de la
culture et du loisir qu’offrent sa situation géostratégique et historique, son
littoral doré (bien que mal entretenu actuellement) et ses paysages variés et
vierges… Mais la situation devrait changer dans une future proche grâce à
l’action remarquable du Gouvernement dans les provinces et préfectures du Nord ;
un effort qui va en parallèle avec la réhabilitation de leurs structures
socio-économiques et à l’implantation de grands investissements et projets très
prometteurs tels Le Port Méditerranée et les travaux de restauration et de
réhabilitation de la Médina projetés ou en cours de réalisation.
En
fait, l’attention el l’intérêt accordé aux provinces du Nord, Tétouan incluse,
par Le Souverain S.M. Mohamed VI et son Gouvernement visent à désenclaver cette
zone et à leur donner un rôle à jouer dans l’économie régionale et nationale,
voire internationale.
En
matière de tourisme, les responsables envisagent la réalisation de plusieurs
projets visant la promotion du secteur touristique au niveau régional. Aussi
envisage-t-on la création 32.000 nouveaux lits supplémentaires dans les dix
prochaines années qui seraient capables de générer 20.000 emplois directs et
80.000 emplois indirects.
S’agissant de notre enquête sur le secteur au niveau de la province de Tétouan et se référant aux remarques et suggestions de nos enquêtés, un certain nombre de handicaps et de carences doivent être surmontés. Car les points faibles soulevés par les touristes doivent être pris en considération par les différents acteurs du secteur pour y remédier en vue d’améliorer les conditions de séjour de nos hôtes :
* Améliorer le système d’informations touristiques car 68,7 % des touristes étrangers et 46,4 % des nationaux contestent cet élément en vue de faire découvrir les différents circuits et potentialités touristiques de la région et l’ensemble du pays à nos visiteurs. Pour mettre à leur disposition des guides ou des dépliants à la délégation du tourisme ou au poste frontalier de Bab Sebta ;
* Sensibiliser les autorités locales et les populations autochtones sur l’importance du tourisme, en particulier le tourisme interne, pour l’économie locale, régionale et nationale. Aussi doit-on être hospitalier avec tout visiteur hôte de la ville car la « publicité » bouche à oreille fonctionne très bien dans ce domaine et chaque touriste gagné ou perdu engendre le gain ou la perte d’autres dizaines ou centaines de touristes !
* Veiller à la propreté de la ville et envir*Opter pour la diversification du produit touristique local de manière à lutter contre la monotonie par la création d’activités culturelles et ludiques au profit des visiteurs (et des autochtones bien sûr) et de manière à faire de Tétouan une ville dynamique et davantage accueillante et attrayante en cours de l’anné.
* Veiller sur la qualité du service et sur le respect de l’affichage des prix dans les restaurants, cafés, hôtels et surtout les bazars ; et en même temps lutter contre les faux guides pour donner une bonne image de notre produit touristique.
* L’élément « sécurité » doit être au centre de tous les débats. En fait nos enquêtés déclarent être satisfaits dans ce domaine. Mais nous devons savoir que le tourisme est l’un des secteurs les plus fragiles, c’est pourquoi des efforts doivent être déployés dans ce contexte pour garantir davantage de sécurité, de tranquillité et de tolérance en vu de permettre à tout visiteur, national ou étranger, de jouir de son séjour sur nos plages et de son temps libre.
Enfin,
l’avenir du tourisme à Tétouan est tributaire de la politique générale et de la
stratégie globale menée par le ministère de tutelle et de la participation
responsable et citoyenne de l’ensemble des acteurs dans ce domaine, car le
tourisme est une responsabilité qui incombe à tous, gouvernants et gouvernés.
C’est un défi à surmonter pour gagner le pari de 2010.
CONCLUSION GENERALE
Le
tourisme, phénomène contemporain caractérisant les sociétés modernes, revêt une
grande importance pour l’économie mondiale et, en particulier, des PVD comme le
Maroc qui investit d’énormes moyens pour sa promotion depuis les années 60-70.
Son importance réside dans les masses de devises qu’il génère à notre pays et
le volume d’emplois crées chaque année –et qu’il pourrait créer encore dans le
cadre de la nouvelle politique et l’appui gouvernemental à l’horizon de 2010.
Mais au-delà des chiffres, le tourisme touche un grand éventail d’activités
difficiles à appréhender et en étroite relation avec ce secteur considéré comme
locomotive d’un éventuel développement socio-économique du pays.
Toutefois
et quel que soit le domaine d’analyse : économique, sociologique,
géographique ou écologique, etc., les régions méditerranéennes du Maroc
souffrent de sous-développement, faiblesse et fragilité de ses structures
socio-économiques de base. De là, il serait absurde de séparer le tourisme
d’une région ou pays du contexte général dans il se moue et se développe. En
fait, la zone Nord-Ouest du Maroc illustre les difficultés auxquelles se
confrontent de telles régions dans l’élaboration et la mise en marche de
programmes de développement économique et social ; zones pauvres et
isolées comme celles du Rif nécessitant une synergie d’efforts et une
évaluation multidisciplinaire.
Le
thème « Tourisme et développement dans la province de Tétouan (N-O
du Maroc) » est une approche sociologique de la situation
socio-économique d’une région pauvre et marginalisée affectée par la pauvreté,
le chômage et l’extension des activités informelles et illicites, à savoir
« la trilogie infernale de contrebande, émigration clandestine et culture
du cannabis » (F. Zaïm, 1997).
Ainsi,
l’approche de ce thème nécessite son insertion dans le contexte général tant
national que local. Au niveau national, l’on s’est référé aux antécédents
physico géographiques, économiques, politiques, en particulier la politique
touristique adoptée à travers ses différents et successifs plans sectoriels. Au
niveau local ou régional, l’on s’est référé aux ressources, économiques et au
patrimoine culturel caractérisant l’offre de la ville de Tétouan, ville
grenadine, porte d’Afrique sur l’Europe et berceau de différentes civilisations
et cultures.
Par
ailleurs, le travail de promotion et de marketing de Tétouan et région à
l’intérieur du vaste éventail de l’offre existante à l’échelle nationale devait
se baser sur son riche patrimoine séculaire et universel et ses paysages variés
et attrayants donnant aux touristes la possibilité de découvrir ses mystères et
ses us et coutumes. « Actuellement, la complémentarité dans l’offre est
fondamentale, et d’autres activités pourraient enrichir et amplifier la
promotion du tourisme [tétouanais] » (Latiesa, 2000). Cette
complémentarité pourrait se réaliser par la combinaison du produit touristique
régional, la Région Tanger Tétouan à présenter en un et unique paquet à
promouvoir et à commercialiser. C’est ainsi que nous pourrons miser sur un
éventuel décollage régional sans recourir à la contrebande et d’autres
activités informelles et illégales. Celles-ci condamnent Tétouan à vivre comme
une inconnue et donnant son dos à son potentiel culturel, historique et naturel
non ou mal exploités.
Toutefois,
le binôme Tourisme / Développement, constitue le noyau de notre recherche. Il
paraît, à la lumière des faits actuels et en dépit de la ferme volonté des
acteurs publics et privés dans le cadre de leur engagement et dans le cadre du
Contrat Programme 2001-2010, difficile à résoudre ou à réaliser, du moins au
niveau de notre aire d’étude, Tétouan et région. Cela nécessite la restauration
et la rénovation des infrastructures de base, du parc hôtelier et para
hôtelier, la professionnalisation et la généralisation d’une culture
touristique en faveur du tourisme en vue de sensibiliser les citoyens de
manière à faire de ce secteur une affaire nationale, une affaire de tous.
Finalement,
nous espérons que notre investigation sur le tourisme et développement à la
province de Tétouan puisse ouvrir le dialogue sur cet enjeu et pouvoir résoudre
ledit binôme, Tourisme / Développement et qu’il y ait une grande participation
et débat sur le futur de notre tourisme en général. Notre objectif est qu’à
partir de notre thème surgissent des idées, sinon des projets et compromis
concrets en matière de promotion et commercialisation qui constituent le fer de
lance pour nos décideurs pour s’imposer sur la scène internationale et
conquérir d’autres marchés. Il y va du futur de notre tourisme national et
régional et de l’image du Maroc dans le marché mondial touristique.
BIBLIOGRAPHIE[1]
[1] Ne sont pas mentionnés les articles de Revue ou
Périodiques ni de Documents administratifs ou Textes législatifs utilisés dans
notre recherche.
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[1] « Tourisme et Développement à la
Province de Tétouan (N-O du Maroc) » est le thème de la Thèse de
Doctorat d’Etat en Sociologie soutenue publiquement le 21 septembre 2004 à la
Faculté des Sciences Politiques et Sociologie, Université de Grenade (Espagne)
par M. Ali GHOUDANE (Journaliste Correspondant du Journal
Libération à Tétouan) sous la direction de la Professeur Dra. Margarita Latiesa
Rodrioguéz, Doyenne de ladite Faculté, avec Mention « Sobresaliente Cum
Laude » (Très Bien).
[2] Cette enquête a été précédée par une autre
similaire dans le cadre de l’investigation pour l’obtention de « La
Suficiencia Investigadora en Sociología » sur le thème « Tourisme et
Contrebande à Tétouan » (2000) direction de la Professeur Dra. Margarita
Latiesa Rodríguez, l’actuelle Doyenne de la Faculté des Sciences Politiques et
Sociologie, Université de Grenade, Espagne.
[3] Le Maroc en chiffres 1996-2001 et les statistiques
fournies par le Ministère du Tourisme et ses délégations.
A cette occasion, je
tiens à remercier le Délégation du Tourisme à Tétouan pour sa disponibilité et
son aide durant les années de mon investigation.
[4] Cette question fut le thème de notre travail
d’investigation pour l’obtention de la Sificiencia Investigadora en
Sociología intitulé TURISMO Y CONTRABANDO EN LA PROVINCIA DE
TETUAN, N-O DE MARRUECOS (2001) et dans le cadre du Doctorat d’Etat en
Sociologie sous le thème TURISMO Y DESARROOLLO EN LA PROVINCIA DE TETUAN, N-O
DE MARRUECOS (2004) sous la direction de la Professeur Dra. Margarita
Latiesa, actuelle Doyenne de la Faculté des Sciences Politiques et Sociologie,
Université de Grenade, Espagne.
[5] Ne sont pas mentionnés les articles de Revue ou
Périodiques ni de Documents administratifs ou Textes législatifs utilisés dans
notre recherche.
En outre, des efforts ont été déployés
pour stopper ou du moins limiter les effets du phenomene de la contrebande sur
l' économie regionale et sur l'image de la ville de Tétouan et ce depuis 2020 !
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